Imprégnation

Au début, ton cerveau est dans ta tête. Comme m’a dit une amie un jour :  » Tu réalises que tu penses dans ta tête.  » T’as conscience de toi, de tes pensées et de tes réflexions. De ton autonomie et de ta conscience. Du fait que toi, tu es toi. Et puis en PACES, tu apprends que le systèdesign-vortex-fluide-1-imgme nerveux descend jusqu’en bas du dos, qu’en fait, tu penses avec ta tête mais ta pensé va plus loin, elle.

Tu te mets à rêver. A t’amuser, à profiter de ce que t’offre cette faculté de penser. Tu t’en vas loin dans ton imagination, mais en fait, tu es toujours dans ta tête.

Et puis en PACES, tu apprends, toujours plus. Ta mémoire est dans ta tête. Mais arrive un moment ou la tête en a trop pris, ça rentre plus, elle sature.

Vortex Fluide

Et là, tu prends conscience que la mémoire ne se fait pas qu’avec la tête. Tu apprends, et puis ça se propage dans ton corps. Tu remplis ta tête d’embryologie, le cou d’histologie, les épaules de biostatistiques, les bras tu les remplis avec la pharmaco.

Ça infuse en toi, en quelque sorte. Ca te contamine. Cellules après cellules, tu t’imbibes de connaissances. De mots, de par coeur. Tu risques l’infarctus, tes artères se bouchent, non pas avec les plaques d’athérome, mais avec les pages de cours que tu apprends.

Continues, tu vas y arriver, tu n’en as plus pour longtemps.

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Opération remotivation.

Allez quoi, les beaux jours reviennent, on garde la fenêtre ouverte jusqu’à minuit ( et je ne travaille pas sur Windows ), bref, c’est l’heure de se remettre au boulot. Bon, oui, ok, c’était pas tellement l’heure de s’arrêter, mais j’ai pas eu le choix, alors il faut bien s’y remettre ! Ce soir, j’me suis dit qu’un peu de lecture ne ferai pas de mal. Ainsi, j’ai sélectionné quelques liens plutôt intéressants, genre sur la remotivation, genre même des conseils de notre ami doctissimo.

« Il ne faut pas penser à l’objectif à atteindre, il faut seulement penser à avancer. C’est ainsi, à force d’avancer, qu’on atteint ou qu’on double ses objectifs sans même s’en apercevoir.  » de Bernard Werber

 

Klimt – Arbre de vie

Bon voilà voilà, la vie est belle, je vais me remettre au boulot, blablabla. Parlons peu, parlons bien. Ce soir, je sens que c’est bon. OUI, je retourne sur le champ de bataille. J’ai récupérer mon mana, et mes points de vie. Bref, j’ai récupérer une armure, une carapace, un p’tit bouclier tout rond et une belle épée. Prête a me battre, à affronter ces pages, ces mots, ces connaissances. J’ai gagné une première bataille contre moi-même ces derniers jours, c’était épique, une belle baston. Maintenant je dois me battre contre .. euh, l’embryologie, l’histologie, la biologie cellulaire (vous voulez une liste complète ? Non ? Bah vous l’aurez quand même), les biostatistiques, l’anatomie, la pharmocologie, la génétique, la bioéthique. Toussa toussa…

Et oui. Moi. Seule, face à ces monstres, grands de plus de 30 centimètres. Ils sont plus nombreux, armés jusqu’aux dents, ils ont des armes en plus grand nombre que les miennes. Mais… J’ai une arme qui fera la différence : la force mentale.

Azyyyyyy, c’est la fille qui était quasi morte il y a deux jours qui vous dis ça quand même ! (Je dois être bipolaire ahahah). Bon, maintenant, il faut que je la gagne, cette bataille. Et, c’est pas en restant là à écrire du cacaquipue que je vais avancer.

Crow

 

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Pensés perdues.

J’ai envie de partir, me cacher très très loin. De devenir toute petite, comme une coccinelle, ou un papillon. Bien que le rouge de la coccinelle soit ma couleur préférée, je préfère plutôt le papillon. Plus joyeux, plus coloré, plus vivant. Alors que pourtant dans ma tête, tout se mélange. Absolument tout ! Je vous préviens d’avance, ce sera un article sans but, sans sens, sans queue, ni tête.

Que se passe t’il dans ma tête ? Je ne contrôle plus rien. Ça part dans tous les sens. N’importe comment. J’ai froid, et j’ai chaud en même temps. J’ai faim et envie de vomir à la fois. Je suis fatiguée, mais impossible de m’endormir.  Je me sens bien mais en même temps tellement mal. J’ai le tournis, le vertige. J’ai le vertige, je suis au bord du vide interstellaire qui se trouve au bout de ma tête. La dernière connexion synaptique de mon dernier petit neurone se connecte à un nuage, composé à 90% d’H2O, 5% de Ca2+, 4% de curare et le reste d’oligoéléments.

Je suis un mélange hétérogène de substances non miscibles, incohérentes et inadaptées. Quel est mon destin et que doit-il m’arriver ? Jusqu’où dois-je aller et pourquoi ? Le monde est il si cruel ? Il me vient à penser qu’il est inutile. Je me sens mauvaise et impure. Irrespectueuse. A la fois pleine de haine et pleine d’amour. Je me sens un peu trop chouchoutée, je ne mérite pas tout ce que font les autres pour moi. Ils remuent ciel et terre, ils déplacent des montagnes, ils parcourent des kilomètres, pour moi. Et moi en échange ? Moi je ne suis capable de rien. Je ne leur rendrai rien, car je vais échouer.

Un engrenage compliqué, mélange de chimie, d’électronique, d’émotion et de débordements.  Beaucoup de jolis mots pour dire quelque chose d’horrible, d’atroce. J’ai très peur, de ces pages noircies, de ces jolis mots qui, auparavant, me donnaient tant envie. Motivation, motivation, motivation. Se regarder dans le miroir et crier  » Tu vas y arriver, putain. J’te le dis, tu en es capable ! ». Je vous assure, ce n’est pas suffisant. Je ne sais pas ce qui est suffisant d’ailleurs, sinon je ne serais pas là à essayer de trouver des jolis mots. Pourquoi mettre des mots d’ailleurs ? Mettre des mots à ces terribles images. Vient dans ma tête pour voir. Tu verras il fait tout noir la dedans, plus un seul brin de lumière. Le vide interstellaire au bout de mon dernier neurone. Dernière vésicule exocytée, dernier atome, dernière molécule d’acétylcholine.

Dernière connerie de sortie ce soir, je dois aller dormir. Je n’y arrive pas, ce soir il y a un ours bruyant dans mon lit. Alors que d’habitude c’est un ours en peluche qui me câline, et me fait rire. Je suis devenue tellement déprimante qu’il a peur de moi je crois, l’ours.

Au lieu de voir tout noir, je dois rester positive. J’arrive toujours à rester positive d’habitude. Je ne sais pas pourquoi c’est si différent maintenant. Qu’est ce qui à changé en moi ?

En passant | Publié le par | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Pétage de plombs

Ce sont des choses qui arrivent. A beaucoup de gens, ça arrive. Je ne sais pas ce qu’il se passe, le cerveau disjoncte, il y a un bug dans le système… Je ne sais pas ce qu’il se passe au niveau cérébral, mais c’est certain qu’il se passe un truc bizarre. En tous cas à l’extérieur, ça se voit : ça peut se manifester de différentes façons.

On peut reprendre la définition de wiktionnary pour péter un câble : Éclater de rage, s’énerver très fortement. Ou bien pour péter les plombs : Craquer nerveusement, s’emporter violemment, devenir furieux. Ou encore péter une durite : Perdre tout contrôle de soi-même.

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Tout ça pour dire que, sous le stress, l’angoisse, le poids des choses, parfois, on pense des choses complètement incongrues. Il se passe quelque chose dans ta tête qui inhibe ta faculté de raison. Qui fait tout voir en noir. Il cherche un moyen de s’évader, il ne veut plus être sous pression. Il ne croit plus en rien, bref, tu n’es plus toi même.

Parfois il émerge en surface, il se manifeste sous la forme d’un délire passager, parfois sous forme de crise d’angoisse, de crise de nerfs, d’envies suicidaires. Que faire dans ces cas là ? Je ne sais pas, il n’y a pas vraiment de solutions je crois. Chacun réagirai différemment. Dans mon cas, il a juste fallu laisser passer. Il fallait que ça pète, j’avais emmagasiné trop de donnés dans mon espace disque, il fallait qu’il fasse un peu de place. Pour ma part, je me suis exilée, j’avais besoin de partir. Et surtout, j’ai rejoins mon amoureux, parce que rien que sa présence m’apaise.

Je travaille maintenant chez lui et ça va beaucoup mieux. Je suis heureuse de bosser toute la journée chez lui, en sachant qu’il rentrera le soir, et que tout ira bien. Qu’on sera normaux, on mangera, on discutera de sa journée et on finira la journée normalement. Je pourrais me détendre un peu en pensant autre chose que médecine, cours et PACES. Ca fait du bien, une fois dans la journée, de déconnecter. C’est en ne le faisant pas qu’on pète un câble je crois.

En p1, ça arrive souvent. Des amies, même quand elles sont bien classées, finissent par ne plus supporter cette pression. Tu jettes tout, tu cries, tu pleures, tu renverses ton bureau, tu te mets à courir loin sans te poser de question, tu fais tout ça à la fois.

Je crois qu’en première année de médecine, c’est … Normal. Et il me semble d’ailleurs que ça arrive à tout le monde. Ce qui ratent comme ceux qui réussissent.

Il y a même quelque chose qui peut être pire, bizarrement : ne pas péter de câble. Je l’ai vécu comme ça l’an dernier. T’as un soucis, c’est clair, ça va pas. Tu as besoin de pleurer, mais ça sort pas. T’as besoin de crier, mais tu n’y arrives pas. Tu as besoin de t’évader, mais même prendre l’air ne change rien. Ça c’est limite pire je crois. C’est mieux quand ça sort. C’est pire parce que ça passe moins facilement, et il faut vivre avec. Vivre avec, j’ai envie de dire baaaah : jusqu’à ce que ça sorte quoi.

En bref, prenez le temps de vous détendre, un concours ce n’est pas la fin du monde, même si je l’ai pensé des millions de fois. La vie continue !

Crow

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Au delà de nos propres limites.

J’ai envie de me tirer une balle, plusieurs fois par jours. C’est encore pire quand je me rend compte que je n’ai pas travaillé depuis plus de trois heures. Je me dis « mon dieu, c’est fini, c’est trop tard maintenant ». Bein non, c’est pas fini, il te reste 7 semaines avant le concours, et pleins de gens sont loin derrière toi. Oui, mais c’est fini pour eux aussi de toutes façons, puisque c’est fini pour moi.

Je pleure tous les soirs, quasiment. Je l’écris ici parce que je ne sais plus à qui le dire. Mon copain n’en peut plus de m’entendre me plaindre, ma mère ne comprendrais pas (je ne pleure jamais devant elle), et mes amies péhune, elles pleurent aussi. Je l’écris ici, peut être pour aider d’autres P1 dans mon cas, comme certains l’ont fait pour moi : oui, vous n’êtes pas fou, être en P1, ça veut dire dépasser ses propres limites.

Plusieurs fois, depuis  un an et demi, j’ai eu cette sensation d’avoir atteint mes limites. Je crois qu’en ce moment, je les atteins tous les jours d’ailleurs. C’est peut être pour ça que je pleure. Je me mets à me haïr, à haïr mon cerveau tout ramolli. Je crois que j’en suis incapable. J’ai déjà raté une fois, pourquoi pas deux ?

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Mon chat est trop mignon, il vient me faire un câlin en ronronnant, il me réconforte. Il me réconforte mieux que ceux qui me disent « Mais si, je suis certaine que tu vas y arriver donne toi à fond ! »… Ca fait un an et demi que je me donne à fond. Ma mère hier elle m’a fait rire, comme elle restait à la maison, elle m’a vue bosser toute la journée, et ce matin elle a dit « Ah, Elle a bosser toute la journée hier ! ». Oui, maman, ça fait un an et demi que c’est comme ça. C’est pas parce que tu ne me vois pas que je ne travaille pas.

Bon, et puis, comme les cents fois dans la journée où je me dis que ça va pas, ben je fini par me raisonner (littéralement : de retourner à la raison). C’est vrai que j’y suis presque, c’est pas le moment de me tirer une balle. Je me tirerai une balle après les résultats si besoin, en attendant je vais pas prendre le risque de passer à coté de ma vie. C’est dur mais il faut le faire, le
métier qui s’en suit le mérite, je crois. Je relis, et relis, et relis cent fois le paragraphe de l’article précédent, et je me dis « trois, le chiffre magique de la mémoire », j’espère du fond du coeur que c’est vrai, et que mon cerveau tout ramolli va se dé-ramollir un peu et me permettre de passer en P2 (ou sage femme), j’espère, j’espère et je me remet au boulot.

Crow

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Apprendre, pire : ingurgiter.

Sur internet, on trouve des centaines de méthodes, de conseils, de trucs et astuces.

Pour moi, en médecine, il faut tout combiner, pour mettre toutes les chances de notre coté. En ce moment mon trucs, c’est les moyens mnémotechniques. Parce qu’en effet, c’est le meilleur moyen d’apprendre un truc débile qui te servira tellement peu que, quand tu tomberas dessus au concours, tu ne t’en souviendras plus. (Et bim, t’as beau avoir tout bon sur les 4 items, t’as faux sur le dernier et t’es n***é). Bon évidemment, faut pouvoir se souvenir du moyen mnémotechnique pourris que t’as galeré à trouver. Et après t’as les moyens logiques, mais qui ne correspondent pas, alors il faut que tu apprennes que c’est l’inverse : les moyens mnémotechniques inversés. T’imagine pas la galère quand tu sais plus lequel est bon lequel est inversé…

Quand je sature, que je me rends compte que ça fait 100 fois que j’apprends que le muscle machin s’insert et pas ici, et qu’au bout de cent fois je n’arrive toujours pas à m’en souvenir, bah je trouve un moyen mnémotechnique. Pour les muscles, souvent je les apprends sur moi même (je serais ma propre antisèche humaine le jour du concours \o/) ! Mais parfois c’est plus compliqué (genre quand il est profond et que je ne peux pas me palper le fémur…)

En bref, souvent, j’en peux plus, et souvent il n’y a personne qui sait VRAIMENT me rassurer, je sature et j’arrive plus à bosser. Souvent, je trouve sur internet beaucoup de réconfort. Des blogs de personnes qui, comment moi, galèrent en P1 ( et ouais, ça fourmille sur internet ), ou d’autres perles rassurantes. Ouf, je ne suis pas folle : oui, tout le monde trouve ça dur la P1. Bon, ok, personne ne m’avait dit que c’était facile hein, mais quand même parfois ça parait carrément humainement IMPOSSIBLE. Et pourtant !

mémoire

Tout ça parce que je voulais raconter qu’un jour, je suis tombée sur un document qui m’a beaucoup plu (et m’a fait remonter la pente quand j’en pouvais plus de ma mémoire en mousse qui oublie tout) : Quelques techniques de mémorisation. Et puis bon, comme je suis quasi certaine que le lien ne marchera pas, je vous ai fait un petit copié collé :

« Lorsqu’il parle de la mémoire, le psychologue Charles Furst a une image éclairante sur la mémoire dont il est facile de se souvenir. Comparez, dit-il, votre cerveau au versant d’une colline. A la première pluie, l’eau ruisselle puis s’écoule en fonction des accidents et de la pente du terrain. Il n’en reste pratiquement rien. Du moins en apparence. Pourtant la seconde pluie va retrouver les passages utilisés par la première pluie: elle va les réutiliser pour former les mêmes rigoles et donc confirmer la présence de ces passages privilégiés vers le bas de la pente… Mais la troisième pluie va fixer définitivement ces rigoles et ces ruisseaux; cela en creusant le terrain pour en faire des rigoles et des ruisseaux permanents. Dès lors le terrain conserve la «mémoire» de la pluie. D’où son slogan: Trois, le chiffre magique de la mémoire. »

C’est donc sur ces belles paroles que je file vite meremettre sur ma pharmaco !

Crow

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Et si je ne suis pas dans les 170 premiers ?

Hello ! Foetus

Je commence aujourd’hui avec un sujet qui me trotte dans la tête ces derniers temps : et si ..? Et si je fais tous ça pour rien. Et si j’suis pas prise ? Il y a un mot qu’on déteste tous quand on est en PACES : réorientation. C’est tout d’abord synonyme d’échec, puis au fur et à mesure c’est plutôt synonyme de « nouveaux projets« . Dans tous les cas il faut s’y préparer.

Pour parler de moi, on est en avril et j’ai donc loupé les inscriptions sur le site post-bac. J’avais pourtant réfléchit à toutes sortes de choses que j’aurai pu faire. Le blog de Cursus-médical m’avait d’ailleurs éclairée. Et puis finalement j’étais retournée au fin fond de mes cours et j’ai oublié de validé les inscriptions, de payer, et du coup je me retrouve comme ça, à deux mois du concours, avec aucune solution de secours.

J’crois que j’ai trouvé : si je ne suis pas prise cette année en P2, je partirais à l’étranger pour faire Jeune fille au pair, juste un an, avant de reprendre les inscriptions en IFSI. Je pense que c’est un bon projet parce qu’il ne me prend pas de temps cette année : rien à organiser avant mon concours, je peux donc me consacrer à ça.

Sur ce, je vous laisse et je file bosser mon cours d’embryologie 😉 !

Crow.

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